Je le sens …
Je le sais, je l’entends, il est encore là, certainement face à moi. J’ai l’intuition de son corps massif dressé près du lit et de ses yeux de braise qui dévisagent ma gorge. Il la scrute pour y déceler les vibrations du désir qui trahissent l’envie impie de mon corps ; je m’essouffle gorge gonflée et plus bas je mouille. Ma chaire palpite et mon organisme s’anime à l’idée d’une passion, d’une ruade dans mon corps de femme, ma chaire frémie à l’idée de me brûler au feu de la fougue et de la folie. Je me surprends à vouloir voir vaciller l’édifice de la tendresse et de l'amour pour qu’il se brise et qu’enfin je puisse céder et me vautrer dans son odeur, le parfum de son corps, le contact âpre de ses muscles, ses coups de corps qui scandent la jouissance. Je me dois d’être sa catin, j'ai envie de son sexe, oui, j'ai envie d’incendier ma nuit sous le poids de son anatomie, le sentir peser sur la enveloppe sensuelle de mon corps entravé. J'ai envie de lui avec un plaisir coupable, envie de ses caresses intrusives, de la douceur de son indifférence. J’ai beau crier, pleurer, supplier, puis languir, aguicher, je ne sais pas s’il me comprend, il n’a encore eu aucun égard pour moi. Son silence me fait peur et ma peur amplifie mes sentiments, l'envie comme l’effroi et mon désir qui surgit encore dans mes creux féminins, j’ai un besoin primal de satisfaire une pulsion, besoin de chaleur et d'humidité, de liens serrés, de vas et vient, de souffles, de soupires et de volupté pour supplanter mes craintes …
Il a déplacé mes liens de mes yeux vers mes poignets, liens de soie il va de soi. J’ai les poignets attachés entre eux, attachés en l'air, je suis au milieu de la pièce les bras en l’air, la poitrine gonflé, le corps cambré et les fesses tendues. Il est nu et moi habillée avec des vêtements de mon quotidien de femme banale. De lui je perçois le souffle et toujours le parfum et le craquement du planché qui grince quand il tourne autour de moi. Moi habillée et lui qui ose à peine me toucher. Placé derrière moi il m’enlace et avec ses mains parcourt mes courbes, il caresse mes seins, affole mes sens en les pressant fort, il effleure mes hanches et plaque ses main sur les fesses que je contracte dès que je le sens à travers mon jeans. Je gigote, il claque mes fesses puis me fait face. Enfin un baisé, un seul, un baisé à peine, un baisé a pleine bouche et je m'enivre du goût de sa salive. Je suis avide de mêler sa langue à la mienne, sa chaleur et ma fougue. Mais trop vite il me laisse assoiffée, la bouche vide, le bas ventre torturé d’une envie de chienne. Il revient, il a toujours des gestes doux, toujours des mouvements calmes quand il s’affaire à découper mon pantalon. La lame glacée me caresse la cuisse. Mon pantalon fini par tomber en lambeau sur mes chevilles offrant ainsi à sa vue mes cuisses et la présence de mon sexe sous la dentelle de mes dessous qu’il convoite du regard. Il y pose son souffle et avance une main timide et féline juste pour l'effleurer, je frémis et lui semble vouloir poursuivre ce frisson du haut de mon sexe jusqu’à la pointe de mes pieds ...
Il est revenu. Et ensuite ? Ensuite rien ne presse, les enjeux sont de taille il ne faut rien gâcher, le plaisir est présent et presse le temps d'en finir. Lui il presse et caresse mes cuisses, les parcoure en fait le tour et fini par agripper mes fesses en tirant sur ma culotte qui rendre un peu dans ma fente de femme. Mais rien ne presse, je laisse la pression monter, j’abandonne mon corps à la chaleur, à la sueur. Bien sur que j'ai envie de lui, envie qu’il écarte le tissu de mes dessous pour fouiller mon sexe de ses doigts, bien sur que j'ai envie d’avoir son sexe dans ma bouche et entendre le bruit de ma bouche sur sa chaire, mais rien ne presse, seulement ses mains sur ma vulve. Mais attachée à la tête de lit je ne peux qu’attendre, patienter quand il remonte lentement, doucement, mes vêtement et qu’il découvre mes hanches lacérées par ses gestes maladroits et mon nombrils percé de part en part par l’acier. Je sens ses mains en mouvement sur mon ventre, mes seins et mes sens sont en fusion. J’aime sentir sous ses doigts la dentelle et le satin qui frottent ma poitrine. Lui aime laisser l’empreinte de ses mains sur la douceur de ma peau dans ses caresses sont trop appuyées. Je veux qu’il m’embrasse encore, qu’il vienne me lécher, voler mon souffle j'ai envie de son goût, d’emprisonner ses lèvres et de les maquiller de rouge, de l’emprisonner entre mes dents, mordiller, lécher, japper, et peut être que si je miaule alors enfin il me libéra les poignets ...
Vas y miaule, miaule beau mâle et libère mes poignets de leurs liens. Je laisse échapper ce petit cri, délicieux mélange d'envie et d'encore, de désir et de frustration quand ses doigts fouilles entre mes cuisses. Enfin je peux sentir glisser ses doigts entre mes chaires. Ecoute moi beau mâle, n’attends plus, tout ne fait que commencer , rien n'est fini, rien n'est fait, j’ai le désir à fleur de peau la nuit ne peut cesser déjà. Abandonne toi à moi, la confiance et le plaisir, laisse moi poser sur tes yeux ces liens de soie, laisse moi te priver de ce sens si précieux. Un noeud dans tes cheveux, un bandeau sur tes yeux. Laisse moi pas à pas finir de me dévêtir. Seulement mes dessous et mon désir pour m’habiller. Laisse mes mains se poser sur ton corps, donne moi tes mains et perçois la chaleur et le sang qui afflux sous ma peau. Sens tu mes frissons ? Mes mains sur ton corps, tu es mon territoire, j’aventure et explore du bout des doigts ton visage, tes muscles, ton sexe. Tu es offert, je suis avide de te toucher, je suis avide de ton image. Je parcourt ton corps et libère mon âme de ses pulsions, de ses désir, tu es a moi, entre mes mains. Tu es offrande, sacrifice, je suis pour toi maîtresse et amante...
J'ai envie de continuer cette nuit, douceur bestiale, envie primale et corps à coeur, et coeur à corps, le plaisir et les cris, le corps et l'envie. L'envie qui me brûle je te libère de cette emprise sombre et douce sur tes yeux, je suis à toi, assise sur le lit. Vient me surprendre avec tes lèvres pour un baisé, vient prendre mes seins d'une caresse, viens me prendre comme ta catin. Fait glisser ta langue pour goûter au grain de ma peau, son goût salé de ma sueur, le grain rosé de mes tétons, les effleurer, les titiller, sentir en eux monter le plaisir, se désir est pour toi, mon jules, mon amant, mon apollon. Tu es esclave de mes envies, fais glisser ta tête sur mon ventre plat, vient sentir, vient lécher et me saouler de cet instant, instant fragile avant que tout bascule, avant que je décide de te dévorer les chaires... Cruel supplice ça doit être pour toi de ne pouvoir accéder plus vite au coeur de mon intimité. Mais si tu veux que ce rêve ne finisse jamais tu me dois obéissance, respect, je t’ai créée être de chimère ...
C’est ça que je veux. Je sais ce que tu veux, tu veux que je t’ouvre mes cuisse, tu veux mon corps impudique qui te dévoile mon intimité, tu me veux moi qui m'offre, tu veux mon sexe humide et offert. Alors tu l’aura mais n’y dépose rien d’autre que ta bouche. Dépose un baiser, juste un pour que le goût de mon sexe sur tes lèvres te fasse brûler d’envie, je veux que tu me supplie. Alors peut être que sera offert à ta vue la vision intime de ma vulve, mon vagin, de mes recoins les plus intimes, de mes chaires humides et charnelles, rougie par le désir, ouverte par l'envie. C'est à peine si j'ose y penser, cette instant et trop précieux et toi tu es comme les autres, tu ne veux que me souiller sans avoir peur de briser le fragile équilibre de cet instant de grâce ...
Il te brûle les lèvres mon goût, je ne veux plus te sentir sur moi, ni la rugosité de ta peau, ni la moiteur maladroite de ta langue. Je veux le souffle de tes soupires, je veux pour toi le supplice de la frustration, je veux tes mains ligotées et ton corps suspendu comme un pantin, je veux tes pleurs, tes suppliques. Veux tu goûter à la caresse de mes griffures ? Veux tu sentir la morsure de mes canines dans ta chaires ? Je veux la tiédeur et la couleur de ton sang sur mes lèvres, sur ma peau et sur le sol. Je veux entendre ton coeur s’emballer terrassé par la peur. Tu sens la froideur de mes ongles sur ton sexe ? Tu devine se qu’il adviendrais si l’emprise de ma main sur ta virilité devenais plus forte ? ...
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Tous ces mots sont des fictions, les expressions d'une fantasmatique qui
m'est propre. Ni grande littérature, ni écrits engagés, juste des mots crus. Quand la pulsion se fait littéraire. Si tu es choqué je suis rassuré et même heureux |