Publié dans : # Journal intime

Ma pornographie est-elle morte ? Est-elle en deuil, perdue dans le gouffre de la pudeur ou de la norme chaste et du masque social ? Qui est dupe pour croire que derrières les masques les êtres ne baisent pas ? Personne n'y croit réellement ou alors c'est que les gens sont pures, innocents, naïfs ou cons. Ceux qui sont parents baisent ; il faut bien concevoir les enfants engendrés, ceux qui sont célibataires baisent avec leur main droite, avec des putes, avec leurs ex qui sont parfois des putes pour le meilleur de l'expression littéraire ou pour le pire de la condition humaine, les mineurs baisent, garçons ou filles, garçons et filles, souvent les uns avec les autres, parfois les uns avec les uns et les autres avec les autres, derrière le mur de la majorité et sous l'ombre sombre de la pédophilie les adolescent baisent avec ou sans risque, avec ou sans le consentement de la race adulte qui à posé la loi, la limite et la morale et qui croit qu'en deçà d'elle rien ne se passe. Et le corps adulte sous l'homogène patine du temps qui vieilli la chaire plus que l'âme lui aussi baise en quête d'extase pour irriguer le cœur et rafraîchir l'âme dans le mouvement chaloupé de l'amour physique. Oui tout le monde baise, tant de gens le font, les moches et les cons et ceux dont on voudrait qu'ils goûtent à la frustration de ne pouvoir le faire comme une vengeance mesquine. Les femmes enceintes déjà pleine d'un orgasme et d'une jouissance baisent aussi parfois, les malades, les angoissées, les folles et les fleurs aussi. Le sexe est partout dans les têtes, entre les lignes, dans les sous entendus, dans l'humour et dans les mots, sous les vêtements et dans les gestes.

 

Mais alors où est passée ma pornographie à moi, celle de mes mots, celle qui aime faire rouler les langues sur la peau, ma pornographie qui aime les seins qui frémissent sous sa prose, ma pornographie qui bande à l'idée d'une fille qui fouille son vagin dans l'espoir d'y trouver seule son plaisir, la pornographie qui attache les chevilles des femmes, la pornographie qui claque, qui malmène, qui force une bouche à lui sucer la queue pour le plaisir de souiller le visage féminin d'un maquillage chaud et gluant. Ma pornographie est absente, un peu en berne, un peu perdu. Où est ma putain, où sont mes putains, car les putes sont mes muses. Faudrait-il donc que le long d'une route de campagne ou d'un trottoir sous la pluie j'accoste une de mes muses pour m'offrir pour quelques sous le fruit de leur inspiration à mesure que leurs bouches trop maquillées s'occuperons à pomper mon sexe avec le savoir faire automatique d'une professionnelle ?

 

C'est peut être juste que ma libido était en vacances ailleurs, peut être faisait elle vacation dans un corps étranger, ma prose se nourrit de mon envie de baiser, ce sont les vases communiquant, la queue à la place de la plume et le désir en lieu est place du plan, alors je ne doute pas que la prose sera bientôt aussi lourde que pornographique parce que le désir est là, le désir est là comme le soleil, le printemps et la routine affreusement banale du corps qui se réveil avec les beaux jours, les filles à décolleté et les jupes trop courtes pour être honnête. Même ma témoin de Jéhovah dénude ses bras, dévoile ses jambes, même elle et surtout elle et c'est sur elle que je pourrais très certainement broder la plus torride de allitération érotique, parce que dans mon lit en plus de m'offrir le fruit défendu de sa connaissance elle m'offrirai le luxe d'une femme faisant ruine de ses convictions pour le plaisir de mon sexe, juste un rêve, juste un détour et les mots en retour


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